bievres ODILON REDON

ODILON REDON

Poète autant que peintre, épris de musique, son imagination se renouvelle dans un perpétuel émerveillement. Il ne conçoit pas la beauté sans le mouvement et c'est ainsi qu'il donne à ses créatures les plus irréelles, nées de ses rêves comme celles de Gérard de Nerval, l'illusion de cette vie, par quoi il affirme son originalité.

Henry Hugault,
Aspects de la France, 14 septembre 1961.

Autres peintres ayant vécu à Bièvres : cliquez ici

"Odilon Redon, disait Masson, est grand par son fantastique biologique. Il s'interesse aux phénomènes d'éclosion, de germination, ce qu'aucun peintre n'avait fait avant lui."
La lecture des écrits de Redon confirme cette idée de croissance organique appliquée chez le peintre symboliste aux choses de l'esprit.
Comme son fantastique repose sur la "nostalgie des commencements" de la vie animale, son interprétation de l'art moderne répond à une forte nostalgie de la tradition ; il préfère l'épopée ou la légende à la prose "littéraire".
Les écrits de Redon sont indispensables pour la compréhension du peintre d'abord, mais aussi de cette grande époque de la peinture qui va du Salon des refusés de 1863 au triomphe de Cézanne, à l'éclatement du fauvisme.

Le Monde, 1er novembre 1979.

1840
Naissance de Bertrand-Jean Redon, dit Odilon, le 20 avril à Bordeaux, au 24 rue Neuve Saint-Seurin (Aujourd’hui, le 31, rue Fernand-Marin). Second fils de Bertrand Redon et de Marie Guérin. Bertrand Redon, bordelais de naissance était parti chercher fortune en Louisiane. Son père épousa sa mère aux Amériques et revint en France, cinq ou six ans plus tard alors qu'Odilon était "déjà conçu, et presque à naître, second fruit de son union". Ce voyage va considérablement influencer Odilon Redon, l'artiste spirituellement appatride. Le motif récurrent de la barque dans son œuvre est aussi à expliquer dans cette genèse.

1909:Il passe l’été à Bièvres après le décès de Juliette Dodu, la demi-sœur de sa femme. N’ayant pas pu racheter la villa de sa belle-sœur, Redon loue une belle villa, La villa Juliette où désormais, il passera les étés. À Bièvres, le peintre trouve le calme, la plénitude et recommence à peindre de grands arbres.